07 avril 2022

Colloque international « Relire Paul-Albert Février »

Colloque international réuni à l'occasion du trentième anniversaire du décès de Paul-Albert Février, à l'initiative de l'Association Paul Albert Février.

Colloque ouvert à tous organisé à l’initiative de l’Association Paul-Albert Février à l’occasion du trentième anniversaire de la disparition de Paul-Albert Février,

avec le soutien de :
Aix Marseille Université, le CNRS, le Département d’Histoire de l’art et archéologie, la Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme (MMSH), l’Institut d’archéologie méditerranéenne Arkaia, les laboratoires de recherche Centre Camille Jullian (CCJ), Laboratoire d’archéologie médiévale et moderne en Méditerranée (LA3M), Institut de recherche sur l’Architecture antique (IRAA), Textes et documents de la Méditerranée antique et médiévale (TDMAM), l’axe transversal Histoire et archéologie du Maghreb ancien (ATHAr Maghreb) et la participation de la Ville d’Aix-en-Provence.

Un contrôle des passes sanitaires sera fait à l’entrée de la salle

L’exposition « Autels chrétiens sculptés de l’Antiquité tardive et du Haut Moyen Âge en Provence » sera présentée à la MMSH pendant le colloque (Auteure : Yumi Narasawa, Commissariat : Amis de Saint-Victor – Claire Reggio).
Parallèlement, l’exposition « Paul-Albert Février. L’empreinte d’un archéologue à Fréjus » organisée par la Direction de l’Archéologie et du Patrimoine avec la contribution de l’Association Paul-Albert Février sera présentée (début février – fin avril 2022) à Fréjus, Place Clemenceau, Espace Patrimoine (entrée libre).

Comité de parrainage

Xavier Barral i Altet (Professeur émérite, Universités de Rennes 2 et Venise Ca’ Foscari), Mounir Bouchenaki (Directeur honoraire du Patrimoine à l’UNESCO), Noël Coulet (Professeur émérite, Aix-Marseille Université), Nancy Gauthier (Professeur émérite, Université de Tours), Pierre Gros (membre de l’Institut, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres), Jean Guyon (Directeur de recherche émérite, CCJ), Roger Hanoune (Maître de Conférence honoraire, Université de Lille), Andreas Hartmann-Virnich (Professeur, Aix-Marseille Université, LA3M), Louis Maurin (Professeur honoraire, Bordeaux III), Caroline Michel d’Annoville (Professeur, Paris IV, INHA), Luce Pietri (Professeur émérite, Paris IV).

Présentation

Paul-Albert Février (1931-1991) a marqué le paysage universitaire dans les années qui ont suivi les « évènements » de 1968. Il représente une génération d’enseignants qui ont tenté un renouvellement des approches pédagogiques et scientifiques dans un contexte de libération des relations interpersonnelles, de désenclavement des connaissances et des savoirs, avant même que le terme « pluridisciplinaire » ne se banalise dans les écrits et les discours pour devenir le « mot-clé » de toute présentation de projet et de sujet. Avec Georges Duby, Paul Veyne, Michel Vovelle, Christian Goudineau, Philippe Joutard, Maurice Agulhon, d’autres encore, il participait à cette École historique encore informelle qui a marqué l’ancienne Université de Provence, composante aixoise de la future Aix-Marseille-Université. Rappeler l’une de ces personnalités est aussi faire œuvre d’histoire à l’égard de l’Université actuelle.
Élevé dans la tradition catholique à laquelle il resta fidèle et pur produit d’une formation académique, entre École des Chartes et École française de Rome, sa vie illustre le basculement d’une époque par la prise de conscience de valeurs humaines occultées par le discours et le quotidien d’une politique qui subissait à l’aveugle le processus de décolonisation.
Sa nomination en novembre 1968 à un poste d’Histoire romaine à Aix, dans la nouvelle Université de Provence, semblait déjà paradoxale par rapport à une formation initiale de médiéviste, mais elle était en cohérence avec une pratique scientifique et une responsabilité administrative développées dans l’Algérie d’après-Guerre. Sa démarche s’inscrivit dans une Histoire détachée de la spécialisation chronologique définie par les cadres académiques traditionnels, indépendante aussi des catégories intellectuelles apparues grâce à la montée en puissance de nouvelles spécialités, telle l’archéologie. Son enseignement et sa recherche historique se sont nourris de toute trace humaine, celles lues dans les textes comme celles imprimées dans les sols ou dans les élévations. Praticien, mais non théoricien, plus sensible aux continuités qu’aux ruptures, il fut attentif à l’unité des rives de la Méditerranée occidentale, en particulier suite à sa rencontre avec le Maghreb dans l’expérience douloureuse de la Guerre d’Algérie dont il a fait part dans sa correspondance (Un historien dans l’Algérie en guerre – Un engagement chrétien 1959-1962 (éd. Jean-Marie Guillon), Le Cerf, 2006). De son engagement scientifique témoigne une bibliographie riche et diversifiée dont témoigne l’ouvrage qu’il intitula de manière significative Histoire du Maghreb romain. Un choix de ses articles a été reproduit dans le volume La Méditerranée de Paul-Albert Février (éd. École française de Rome).

Entre 1968 et 1991, Paul-Albert Février s’impliqua aussi dans une politique universitaire intégrante, ferment d’une communauté qui comprenait étudiants, personnels administratifs, enseignants de tout grade, privilégiant par exemple l’ouverture et le dépassement du cadre des cursus traditionnels en favorisant un accès à l’enseignement supérieur fondé sur la culture acquise et la dynamique personnelle.
Il allia quotidien et utopie, inspiré par un humanisme chrétien indépendant des cadres sociaux, politiques ou religieux. Pour aborder cette personnalité, on pourra entendre différents témoignages réunis sur le site mediamed.mmsh.univ-aix.fr/portraits/paf
Des ouvrages ont déjà été publiés à son propos : Paul-Albert Février parmi nous, Université de Provence, 1992 ; Autour de Paul-Albert Février, Provence historique, XLII, fasc. 167-168, 1992 ; Paul-Albert Février, de l’Antiquité au Moyen-Âge (dir. M. Fixot), Publications de l’Université de Provence, 2004.

La trace laissée est la raison de la manifestation qui doit célébrer le trentième anniversaire de sa mort, le 7 avril 1991. Ce laps de temps correspond à l’activité d’une génération de chercheurs qui ont travaillé en s’inspirant de lui. À leur tour, ils ont contribué à l’apparition des générations actuelles qui ont à travers eux perçu son influence.
Le temps maintenant écoulé invite à faire état de l’héritage. Que deviennent la pensée et l’action d’un savant qui a marqué son temps, entre pur oubli, dilution, appropriation, reprise et anonymisation de ses idées, contestations de celles-ci ou mise en évidence de contradictions, approfondissement. Comment ont évolué des institutions auxquelles il avait consacré son énergie.
Par exemple, sous l’influence de l’un de ses maîtres, Henri-Irénée Marrou, et avec quelques savants contemporains spécialistes de la fin du monde romain, Paul-Albert Février a contribué à désenclaver l’histoire et l’archéologie chrétienne de l’emprise cléricale, à en traiter comme part d’une période maintenant désignée comme Antiquité tardive. Il lui a consacré l’essentiel de ses travaux. La question se pose de savoir si son enthousiasme et sa sensibilité aux continuités historiques ne l’auraient pas entraîné à en surestimer la richesse.
Pour cette période et dans un cadre méditerranéen, de nombreux sujets ont été questionnés par lui de manière intuitive. Depuis lors, ils ont donné lieu à développements et vérifications, parfois à critiques, qu’il s’agisse de topographie urbaine, de topographie rurale et d’histoire du peuplement. Des sujets relatifs à l’histoire de l’art, en particulier au décor architectural ont été repris et enrichis. Les questions d’hagiographie qu’il avait ponctuellement abordées ont fait l’objet d’un réexamen plus systématique. Des sites sur lesquels il avait ouvert des chantiers archéologiques dont il avait pressenti le potentiel scientifique ont fait l’objet de reprises ou d’extension des surfaces explorées, de réinterprétations, tant en Provence qu’au Maghreb avec le développement de programmes coopératifs. Peut-on encore parler d’une archéologie chrétienne détachée de tout contexte ? Comment, par exemple, une approche archéologique actuelle répond-elle au questionnement sur la mort et les rites funéraires qui furent ses ultimes thèmes de réflexion ? Qu’étaient et que sont devenues les institutions pour la gestion desquelles il s’était impliqué, l’organisation administrative de l’archéologie au Maghreb, la politique patrimoniale en France, sans parler de l’Université ?
La diversité des questions abordées par ce colloque se modèle sur la variété des sujets touchés par Paul-Albert Février. Elles donnent l’occasion de mesurer l’impact d’un savant sur sa discipline, de réfléchir au devenir de celle-ci et à son contenu actuel en fonction de l’évolution des contraintes sociétales, des moyens et des techniques scientifiques, en particulier de ce qui relève des sources archéologiques et de leur interprétation dans leurs rapports avec le domaine de l’Histoire. Revenir à lui consiste à s’interroger sur les tensions entre techniques ou spécialités et culture historique, entre recherche et moyens de sa gestion.
Paul-Albert Février était lui-même successeur d’une génération de savants qui ont renouvelé leurs disciplines respectives. Jean Hubert dans le domaine du patrimoine, de la topographie urbaine et du monument médiéval, Henri-Irénée Marrou pour la période définie comme Antiquité tardive plutôt que chrétienne, Jean Lassus pour l’archéologie du Maghreb, Fernand Benoit pour celle de la Provence, Nino Lamboglia pour la sensibilisation à la pratique de nouvelles méthodes en archéologie historique. Marqué par chacun d’entre eux à l’époque de sa formation, il a continué à explorer leurs domaines et en a transmis l’intérêt. Apparue plus récemment dans la problématique historique, c’est à Michel Vovelle, son collègue aixois, plus qu’à Philippe Ariès, que Paul-Albert Février doit d’avoir traité la question relative à la mort. En Afrique, enfin, c’est au travail avec Hans-Georg Pflaum qu’il devait sa sensibilité à l’écrit sur pierre. À celui avec Friedrich Rakob et Andrea Carandini son intérêt à la lecture de l’architecture monumentale antique. Ces cheminements historiographiques, entre réception et transmission, sont aussi les enjeux de la manifestation prévue et les auteurs des communications sont engagés à s’inscrire dans cette perspective.
L’initiative de la rencontre appartient à l’Association Paul-Albert Février (Association Loi 1901) dont le but est de favoriser les initiatives de mémoire et qui, depuis trente ans, par délégation de l’Université, gère l’appartement légué par Paul-Albert Février à l’Université de Provence en vue de l’accueil de chercheurs internationaux venus à Aix auprès des laboratoires de la MMSH ou des fonds d’archives régionaux. L’association interviendra aussi sur ses propres ressources pour l’organisation de la manifestation.

Les partenaires sont d’abord quatre des laboratoires de la MMSH récemment fédérés au sein de l’Institut d’Archéologie Méditerranéenne (ARKAIA), soit le Centre Camille Jullian (CCJ), le TDMAM-Centre Paul-Albert Février, l’Institut de Recherches sur l’Architecture Antique (IRAA), le Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (LA3M).

Le département d’Histoire de l’Art et d’Archéologie d’Aix-Marseille-Université apporte son soutien à la manifestation. D’anciens étudiants de Paul-Albert Février ou certains de leurs élèves se répartissent entre différentes institutions universitaires et le CNRS, Université de Montpellier (LabEx Archimède), Université de Nice (CEPAM), EPHE, Université de Rouen (GRHis) Université de Clermont-Ferrand. Parmi les intervenants, on compte aussi une collègue japonaise (Professeur à l’Université Josai, Tokyo), venue faire sa thèse à Aix vers laquelle elle avait été dirigée en raison de la réputation de Paul-Albert Février qui venait de disparaître. Ce travail fournit la matière de l’exposition qui sera présentée parallèlement au colloque. Les institutions du Maghreb sont représentées par la directrice du Centre National de la Recherche en Archéologie d’Alger par un collègue de l’Université de Sétif et deux anciens collaborateurs de Paul-Albert Février. L’Institut National du Patrimoine de Tunis est représenté par son directeur général et deux de ses membres honoraires. Chacun par l’un de leurs enseignants, l’Institut Pontifical d’Archéologie Chrétienne et l’Université de Turin manifesteront la part italienne de Paul-Albert Février.
La Ville d’Aix-en-Provence est également partenaire par l’intermédiaire de son Service archéologique dont les directrices, Nuria Nin et Sandrine Claude, feront une communication.
Les différentes institutions qui ont répondu de manière positive au projet, leurs perspectives complémentaires dans la recherche et l’enseignement sont le témoignage de l’écho rencontré par une manifestation destinée à porter la mémoire d’un personnage qui a profondément marqué une génération de chercheurs. Ils souhaitent que cette mémoire ne s’arrête pas à eux et voudraient la transmettre.

Programme prévisionnel

Jeudi 7 avril 2022, après-midi

14h : Introduction : Sophie Bouffier, Directrice de la MMSH, Jean-Christophe Sourisseau, Directeur de l’Institut d’archéologie méditerranéenne ARKAIA.

La fin de l’Antiquité (Présidence Jean Guyon)

14h15-14h40 : Vincenzo Fiocchi-Nicolai (Pontificio Istituto di Archeologia cristiana, Roma), Paul-Albert Février e la questione dell’origine delle catacombe (Cah. Arch. 1960): una messa a punto.
14h40-15h05 : Jean-Louis Charlet (TDMAM, Centre Paul-Albert Février, Aix-en-Provence), Damase, Epigr. 20 Ferrua : en mémoire de Paul-Albert Février.
15h05-15h30 : Gisella Cantino-Wataghin (Università di Torino), Une archéologie chrétienne pour demain ?
15h30-15h55 : Fathi Bejaoui (Institut national du Patrimoine, Tunis), Autour des travaux de Paul-Albert Février sur l’Afrique romaine.
15h55-16h20 : Mounir Bouchenaki (Directeur du Patrimoine UNESCO, Paris), Les premiers chantiers de Paul-Albert Février en Algérie.
Pause

Archéologie du haut Moyen Âge (Présidence Caroline Michel d’Annoville)

16h45-17h10 : Claude Raynaud (LabEx Archimède, CNRS-Lattes), Maguelone (Hérault) : topographie funéraire d’un site épiscopal de Septimanie (VIe-VIIIe siècles).
17h10-17h35 : Laurent Schneider (EPHE, Lyon), Du régime de la cité aux castra du premier Moyen Âge.
17h35-18h : Daniel Mouton (LA3M, Aix-en-Provence), Thierry Pécout (Université de Saint-Etienne), Mariacristina Varano (GRHis, Rouen), Un nouveau chantier, les châteaux et la création d’un réseau castral dans un territoire (Xe-XIIIe s.) : l’énigme d’Archantiosc.

Vendredi 8 avril 2022

Paul-Albert Février et les institutions (Présidence Mounir Bouchenaki)

9h-9h25 : Abderrahmane Khelifa (ancien directeur du Centre national de Recherche en Archéologie, Alger), Paul-Albert Février et la naissance d’une archéologie algérienne (sous réserve).
9h25-9h50 : Amel Soltani (Directrice du Centre national de Recherche en Archéologie, Alger), Les programmes archéologiques algéro-français (sous réserve).
9h50-10h15 : Faouzi Mahfoudh (Directeur de l’Institut national du Patrimoine, Tunis), Les programmes archéologiques tuniso-français depuis Paul-Albert Février.
Pause
10h40-11h05 : Marceline Brunet (Directrice de l’Inventaire général du Patrimoine culturel, Région Sud, Marseille), Qu’est devenu l’Inventaire depuis Paul-Albert Février ?
11h05-11h30 : Marc Bouiron (Directeur scientifique, INRAP, Paris) : 1991-2021 : Trente ans de prise en compte du patrimoine archéologique.

Déjeuner à la MMSH

Topographie urbaine (Présidence Nancy Gauthier)

13h30-13h55 : Xavier Lafon (IRAA, Aix-en-Provence), L’Histoire de la France urbaine, 40 ans après.
13h55-14h20 : Nuria Nin, Sandrine Claude (Service d’archéologie, Ville d’Aix-en-Provence), Aix-en-Provence, nouvelles pratiques archéologiques et nouvelles données sur l’évolution urbaine entre Antiquité et Moyen Âge.
14h20-14h45 : Marc Heijmans (CCJ, Aix-en-Provence), Le développement urbain en Provence revisité.Le développement urbain en Provence revisité
14h45-15h10 : Youcef Aibeche (Université de Sétif), L’archéologie à Sétif après Paul-Albert Février (sous réserve).
15h10-15h35 : Michel Pasqualini (ancien directeur du Service archéologique, Ville de Fréjus ; CEPAM Nice Sophia-Antipolis), Données sur la topographie de Fréjus, 2e moitié du Ier s. de n. è. – fin du IIIe s., recherches 2003-2014.
Pause

Textes (Présidence Noël Coulet)

15h45-16h10 : Gaëlle Viard (TDMAM, Centre Paul-Albert Février, Aix-en-Provence), Lux musiua, la mise en lumière dans les textes épigraphiques versifiés. Variations autour d’un article de Paul-Albert Février.
16h10-16h35 : Pascal Boulhol (TDMAM, Centre Paul-Albert Février, Aix-en-Provence), Acta Sanctorum Februarii, les dossiers hagiographiques éclairés par les travaux de Paul-Albert Février.
16h35-17h : Marc Griesheimer (CCJ – Département d’Histoire, AMU, Aix-en-Provence), D’Augustin à Théodoret de Cyr, le trafic des êtres humains dans l’Antiquité tardive.
Réception et buffet offerts par la Ville d’Aix-en-Provence

Samedi matin 9 avril 2022

Monuments et décor (Présidence Pierre Gros)

9h-9h25 : Yumi Narasawa (Josei University, Tokyo), Le décor sculpté entre Antiquité tardive et haut Moyen Âge en Provence.
9h25-9h50 : Nathalie Molina (INRAP, Midi Méditerranée), Paul François (LA3M), Saint-Raphaël (Var), « une suite intéressante d’églises » (Paul-Albert Février).
9h50-10h15 : Yann Codou (CEPAM, Nice Sophia-Antipolis), Archéologie et histoire monumentale des sièges épiscopaux de Provence, Antiquité tardive et Haut-Moyen Âge : un bilan.
10h15-10h40 : Andreas Hartmann-Virnich (LA3M, Aix-en-Provence), Archéologie et histoire monumentale des sièges épiscopaux de Provence, Époque romane : un bilan.
Pause
11h : Discussion
Modérateurs : Aïcha Ben Abed et Xavier Barral i Altet

07 avril 202209 avril 2022
Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme - Salle Germaine Tillon
5 rue du Château de l’Horloge
13097 Aix-en-Provence Cedex 2
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