UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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  • Dobans, faïences et Coco Nèg, exposition, 2013, Saint-Pierre, Martinique
  • Dobans, faïences et Coco Nèg, exposition, 2013, Saint-Pierre, Martinique

"Dobans, faïences et Coco Nèg"

Poteries des îles : La Martinique, XIIe-XXe siècles

18 mai 2013 - 17 novembre 2013
Saint-Pierre, Château Depaz
97250 SAINT-PIERRE - Martinique

commissaire de l'exposition : Henri Amouric, Guergana Guionova, Lucy Vallauri

 

Exposition du Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (LA3M, Aix-Marseille Université/CNRS) et de la Mission Le Grand Saint-Pierre/L’embellie Trois-Îlets, à l’initiative du Service Régional de l’Archéologie (DAC), avec le DRASSM, les Musées de Martinique, régionaux, départementaux, associatifs et privés, les fondations Clément, La Martiniquaise et de nombreux prêteurs particuliers..

 

Plus de mille objets archéologiques ou patrimoniaux entre le début du XVIIe siècle et la catastrophe de 1902, dévoilent au visiteur un monde d’échanges, un monde de création et un monde d’usages. Objets modestes ou du
paraître des riches maisons de l’île, illustrent un commerce incessant et une ouverture européenne inattendue. On y apprend que les célèbres Dobans, venaient bien rarement d’Aubagne. Les poteries à sucre, puis d’architecture
sont à l’origine d’une industrie céramique méconnue, aux fabriques naguère prospères. Les Coco Nèg, canaris, tessons et autres céramiques souvent modelées par des femmes, prolongent la tradition caraïbe jusqu’à aujourd’hui.

L’essentiel de la terraille de tous les jours est néanmoins provençale. Dans les marmites et poëlons de Vallauris, les Martiniquaises cuisent des nourritures métissées, comme elles lavent leur linge dans des terrines d’Aubagne.
L’eau pure si précieuse est conservée dans des jarres de Biot. Les travailleurs fument les pipes blanches de Hollande ou de France et tous usent de pots de chambre venus de Marseille. Faïences et porcelaines de toutes
origines, réservées d’abord aux tables des maîtres se démocratisent ensuite et il n’est guère de case pauvre qui ne soit protégée par une statuette de la Vierge ou d’un Saint. Ce voyage « domestique » dans l’univers prosaïque ou merveilleux des terres de mémoires contribue à donner du sens au monde des objets qui nous entourent.

Cinq courts métrages illustrent le travail des potières et potiers des Antilles et les fouilles des archéologues.