UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Téhéran dans la transition : architecture et urbanisme (1850-1940)

La période de transition est considérée comme le début de la modernisation de l'Iran. Il contient la deuxième moitié de l’époque qâdjâre et l’ère du premier Pahlavi (1850-1940). Du XVIIIe siècle, en raison des relations approfondies de la dynastie qâdjâre avec l'Occident, la société iranienne a vu les changements importants culturels et sociaux ainsi que l'art et la culture iranienne ont été influencés par l'art non-iranien.

 

L’architectural et l’urbanisme de l’Iran jusqu’au début de l’époque qâdjâre, poursuivaient leur base traditionnelle et ils avaient les caractéristiques principales de l'architecture traditionnelle iranienne. Mais en période de la transition, nombreux bâtiments gouvernementaux et industriels ont été construits à l'aide de l'architecture européenne ; ce fait a même changé le concept de l'urbanisme en Iran. Le premier pas dans ce processus, était la construction des immeubles qui répondent aux nouveaux besoins culturels, administratifs, éducatifs, militaires, industriels, etc.

 

Au cours de la période qâdjâre, spécialement dans la seconde moitié de cette époque, un certain nombre d'éléments occidentaux, en combinaison avec les termes architecturaux, ont été utilisés dans l'architecture de l’Iran. Certains de ces éléments sont empruntés à l'architecture classique et néoclassique de l'Europe, et une autre partie a aussi été influencée par l'architecture moderne.

 

Après la fin de la dynastie qâdjâre et le commencement de l’époque pahlavi, la société iranienne politiquement, socialement et culturellement est entrée dans une nouvelle ère. Reza Shâh, comme les rois qâdjârs, avait une tendance vers l’architecture et l’urbanisme occidentaux, ainsi qu’il avait une nouvelle regarde vers ceux de la Perse antique et cela a créé le style éclectique de l’architecture antique iranienne et la nouvelle architecture européenne dans les villes iraniennes.

 

Parmi les villes de l’Iran, Téhéran, en raison d'être la capitale et de sa focalisation sur des bases économiques et politiques, était familier avec les attributs de la modernité et de l'architecture moderne plutôt que les autres villes. Le modernisme en architecture et en urbanisme iraniens, en période de la transition, se montre en construction des bâtiments publics (gare, université, hôpital, banque, poste, etc.) ainsi que des bâtiments avec nouvelles applications (café, cinéma, restaurant, etc.), etc.

 

Les deux domaines « archaïsme » et « modernisme » en cette période, ont fait des développements avec une regarde vers le passé et l'avenir. Évidemment, on voit un affrontement entre les architectures traditionnelle et moderne de l'Iran. Le style archaïque au cours du règne de Reza Shâh, avait deux facteurs importants : l'un, l'architecture préislamique et, l'autre, l'utilisation de la technique moderne occidentale dans le bâtiment.
Pendant cette période, les architectes iraniens et étrangers, travaillaient en Iran. Par conséquent, on trouve les influences de l’architecture et l’urbanisme de certains pays comme la France, l’Angleterre, la Russie, l’Ottoman et l’Allemagne sur l’architecture et l’urbanisme de l’Iran.

 

 

Opération de recherche effectuée dans le cadre d'une thèse.

  • Un bâtiment dans la place Hassan-Abâd
  • Portail de Bäq Melli-époque qâdjâre
  • Palais de police (Shahrebâni)-1933-1935-01
  • Office de Police (Qazâqkhâneh)-époque de Fath-Ali Shâh
  • Maison de Télégraphe (Telegrâf-khâneh)-1926-1928
  • Mairie de Téhéran (Baladieh)-situé au côté nord de la place Toupkhâneh-1923-1926
  • L'édifice de Sardar Asad Bakhtiari
  • L’édifice Mandala-époque pahlavi
  • L’édifice de Qavâm-o-Saltaneh (musée Âbguineh)-époque qâdjâre 01
  • L’édifice de Mostofi-ol-Mamâlek-époque qâdjâre
Mots-clefs

Iran - Téhéran - Urbanisme - architecture - XIXe siècle- XXe siècle