UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Les saints chypriotes dans l’iconographie byzantine des Xe – XVIe siècles

La présente recherche porte sur les saints chypriotes dans l’iconographie byzantine des Xe – XVIe siècles. Très précisément, il s'agit d’une étude sur l'iconographie des saints chypriotes à la lumière des sources écrites et de leurs représentations peintes aussi bien en peinture monumentale (fresques et icônes), que dans les manuscrits illustrés. Le thème des saints chypriotes dans l’iconographie byzantine des Xe – XVIe siècles est inédit et revêt d’un intérêt scientifique non démenti tant cet aspect enrichira indubitablement nos connaissances sur l’iconographie byzantine en général.

 

Si l’on se réfère aux sources écrites, telles que chroniques, synaxaires, acolouthies et ménologes, trois catégories de saints chypriotes peuvent être dégagées :

  • les saints natifs de Chypre dont l’hagiographie est attestée localement, tels que Jean Lampadiste, Athanase le Pentaschinite, Herakleide, Néophyte le Reclus, pour ne citer que les plus importants ;
  • les saints natifs de Chypre dont l’hagiographie est attestée soit localement soit à l’étranger le cas échéant, tels que Barnabé et Jean l’Aumônier d’Alexandrie ;
  • enfin, les saints étrangers dont l’hagiographie est attestée à Chypre, tel que Lazare, Hilarion, Epiphane et Mamas.

 

En outre, l’étude des saints chypriotes dans l’iconographie byzantine des Xe – XVIe siècles offre un panorama global des représentations des saints chypriotes repérés dans la décoration des églises, sur les icônes et dans les livres illustrés dont on distingue les ménologes métaphrastiques en particulier. Ainsi, tous les saints chypriotes rencontrés dans l’iconographie du Xe au XVIe siècle sont répertoriés, excepté les saints cités par les sources écrites et qui sont ignorés de l’iconographie. De fait, seuls seront examinés les portraits de saints chypriotes qui apparaissent en tant que figures isolées ; les compositions historiées contenant des saints chypriotes, comme par exemple Lazare dans la Résurrection de Lazare, ne seront pas prise en compte.

 

Concernant le cadre chronologique choisi, du Xe au XVIe siècles, il nous est imposé par le fait que les plus anciens exemples conservés dans la peinture murale byzantine à Chypre remontent au Xe siècle, tandis que le XVIe siècle correspond à la fin de la souveraineté vénitienne (1570) dans l’île.

 

La recherche sur les saints chypriotes couvre toutes les aires géographiques mais également la périphérie de l’Empire Byzantin entre le Xe et le XVIe siècle. Cependant, une grande partie de cette recherche concerne l’île de Chypre où se trouve naturellement le plus grand nombre de portraits de saints locaux. Nous verrons ensuite l’évolution iconographique des saints chypriotes en Grèce, dans l’Asie-Mineure, en Géorgie, dans l’Italie du Sud, dans les pays balkaniques et en Russie.

 

 

Opération de recherche effectuée dans le cadre d'une thèse.

  • Triphyllios, église de la Vierge d'Arakas, avant 1192
  • Epiphane, église de la Sainte-Croix à Kato Lefkara, vers 1200
  • Neophyte, ekleistra de Saint-Neophyte, Paphos, fin XIIe siècle
  • Saints chypriotes
Mots-clefs

Iconographie - art byzantin - Chypre - saint - Xe-XVIe siècles - peinture murale - manuscrit