UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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L'iconographie des céramiques polychromes (rangârang) de Nishâpur, 9e-10e siècles

En 1935, l’expédition du Musée Metropolitan au nord-est de l’Iran a révélé une série de céramiques avec beaucoup de caractère dans les ruines du Nishapur médiéval. Faites d’une pâte argileuse jaunâtre, elles ont été nommées céramiques chamois. Ces céramiques portent une décoration polychrome animée ou non animée. La découverte d’un ensemble de céramique avec un décor unique en un seul endroit et à une période donnée a pris l’attention des chercheurs, mais aucune étude n’est assez approfondie pour répondre aux questions iconographiques de ce sujet.

 

Cette recherche vise à apporter un nouveau regard sur cette production originale de céramiques en Iran. Notre attention se concentre, en particulier, sur les céramiques polychromes animées dont les thèmes et les motifs sont répétés sur beaucoup de céramiques. Ces céramiques génèrent de nombreuses interrogations, tant sur le plan circonstanciel que sur le plan sociologique ou scientifique : Quel est le lieu de leur fabrication ? Quelle est la date de fabrication ? Par qui ont-elles été fabriquées ? La production des céramiques répondait-elle à une commande ? Étaient-elles au contraire proposées par l’artisan sur un marché ? Quels sont les matériaux utilisés pour leur fabrication ? Quelle est la technique de leur décor ? D’où provenaient les matériaux ? La production était-elle financée ? Quelles sont les formes des céramiques ? Quel était leur usage ? Quels sont les thèmes et les scènes apparus sur les céramiques ? Quels sont les éléments décoratifs de ces scènes ? Quelle est l’iconographie de ces scènes ?

 

Un grand nombre de ces céramiques polychromes, actuellement dans les collections des musées ou privées, n’ont pas de provenance exacte. Parmi elles, il y a beaucoup de faux et aussi beaucoup sont repeintes, ce qui rend l’analyse iconographique très compliquée. C’est la raison pour laquelle les céramiques découvertes par Wilkinson dans ses excavations à Nishapur ont été choisies comme référence, mais les autres céramiques seront utilisées pour compléter la recherche. En effet, une observation de ces céramiques et une comparaison avec d’autres objets contemporains ou anciens est nécessaire.

 

Pour répondre à la question de l’iconographie des scènes représentées sur les céramiques, les aspects sociaux, religieux, commerciaux, ou célestes doivent être considérés et étudiés. L’art sassanide et sa représentation de la vie royale, la religion zoroastrienne, la religion musulmane, les commerces entre l’est et l’ouest en passant par Nishapur, et la science de l’astrologie persane peuvent tous être des sources de cette iconographie. Mais il est certain que pour comprendre au mieux ces images nous ne possédons pas suffisamment d’éléments clé.

 

Pour pouvoir répondre aux questions de façon certaine et analyser les sources de l’iconographie, il faut une recherche approfondie parmi les ouvrages et les objets. Mais nous savons que malgré tout cela, beaucoup de nos questions pourront rester sans réponses.

 

 

Opération de recherche effectuée dans le cadre d'une thèse.

  • ©Metropolitan-3840247---animal-spouted-pitcher
  • ©Metropolitan-3840290---two-bowls-with-figures-and-a-footes-plate-with-birds
  • ©Metropolitan-4017023---bowl
  • ©Metropolitan-652701---bowl
  • ©W-SEIPEL---7000-Jahre-Persische-Kunst---No-172---P317
Mots-clefs

Céramique - céramique islamique - céramique polychrome - Iran - Nishapur - iconographie - IXe siècle - Xe siècle - Samanides