UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Les importations de sigillées gauloises en Cisalpine occidentale

Le cas de la Transpadanie

L’analyse de donnée sur la présence des sigillées gauloises dans plusieurs contextes turinois (et surtout les deux décharges implantés à l’intérieur comme à l’extérieur de l’enceinte antique), et d’autres villes de l’actuelle Piémont occidental, telle qu’Ivrea/ Eporedia, est très important pour mettre en évidence les rapports commerciaux entre la Gallia et l’Italie du nord. Une analyse préliminaire montre, à partir de l’époque flavienne, une augmentation considérable des attestations des productions de la Gaule du Sud (La Graufesenque, Banassac et, peut-être, Montans ou Roziers ou d'autres centres à proximité) et du Centre (Lezoux), dont le nombre, à partir des vingt dernières années du Ier siècle, dépasse celui des sigillées italiques (désormais exclusivement padanes, si l’on exclue les rares fragments de tardoitalique décorée). Au contraire, la présence de sigillées africaines est totalement marginale au moins jusq’à la fin du IIIe siècle.

Alors que dans un premier temps sont introduites des formes de céramiques diversifiées, avec l’augmentation des importations, on assiste à la domination progressive de la forme Drag. 37, qui représente pratiquement les trois quarts du total des sigillées de la Gaule. On remarquera aussi l’intérêt que constitue la présence numériquement importante de la production marbrée de La Graufesenque.

Une première analyse semble pouvoir suggérer une arrivée de la céramique des Gaules à travers les passages alpins. Le matériel de la Cisalpine occidentale, en effet, est extrêmement différent de celui qui provient de Ligurie méridionale, une raison qui nous paraît devoir faire exclure un approvisionnement depuis la Tyrrhénienne à travers les passages alpins.

Aujourd’hui, il n’existe encore aucun cadre d’ensemble qui prenne en compte ce phénomène, spécifique de cet espace de Transpadanie de la voie des Gaules, à la fois à cause de la dispersion du matériel au sein de nombreuses publications de diffusion très locale, mais aussi compte tenu des nombreuses collections inédites. Le but de la présente recherche est en premier lieu celui de recueillir systématiquement les informations sur les présences de sigillées gauloises transpadanes, avec une attention particulière pour les contextes bien datés.

 

 

Opération de recherche effectuée dans le cadre d'une thèse.

Mots-clefs

Céramique - sigilées - importation - Italie - Transpadanie