UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Le site Sidi Jdidi, Tunisie

L'étude résulte d’une collaboration avec l'Institut National du Patrimoine de Tunisie afin d’exploiter les résultats de dégagements anciens. Le travail a concerné d'abord la basilique méridionale de la petite cité antique de Aradi, avec son environnement domestique proche. Deux états principaux ont été identifiés le premier résulte d’une construction effectuée vers la fin du premier tiers du Ve siècle suivie d’une reconstruction totale à l'époque byzantine.

 

Après l'étude de ce monument dont la fonction est sans doute votive, l'intérêt s'est porté sur le groupe épiscopal de la cité. Dans son premier état, il répondait au type de la « cathédrale double » composé de deux églises parallèles précédées de porches et de bâtiments annexes destinés vraisemblablement au clergé. Elles abritaient des tombes signalées par des pavements mosaïqués. Dans l’une d’elle, à l’opposé de l’abside, fut placé un sarcophage à partir duquel devait se développer un culte martyrologique. Entre les églises, un îlot à fonction domestique contenait l’outillage nécessaire à l’extraction de l’huile (meule), et la fabrication du pain (pétrin, four). Un îlot voisin rassemblait deux autres fonctions, fabrication et conservation du vin au rez-de-chaussée, résidence (peut-être épiscopale) à l’étage. Ce premier état trouve son origine au commencement du Ve siècle et disparaît dans le courant de la deuxième moitié du siècle, peut-être victime de la persécution à l’époque du royaume vandale.

 

À l’époque byzantine, la reconstruction n’affecta que l’une des deux églises dont on voit ici le baptistère, monument cruciforme contenant à la croisée une piscine à lobes. Déjà attestée dans le premier état, la fonction martyrologique trouva une expression monumentale par l’édification d’un véritable monument à plan centré qui occupa les deux premières travées anciennes. Ces monuments semblent bien avoir été abandonnés et ruinés dans le courant du VIIe siècle.

 

Sous le titre Sidi Jdidi I, la basilique sud et Sidi Jdidi II, le groupe épiscopal les résultats ont été publiés en deux volumes dans la collection de l’École française de Rome. Ces deux ouvrages doivent être complétés par  un troisième relatif au matériel céramique, à paraître en 2012 sous le nom de T. Mukaï dans la collection des British Archaeological Reports (BAR series).

Mots-clefs

Tunisie - Sidi Jdidi - Archéologie monumentale