UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Les fortifications ottomanes de la baie d’Alger (1516-1830)

essai de restitution typologique

LPendant les trois siècles de la Régence ottomane, le nom de la ville d’al-Djazair fut lié à celui de ses fortifications La défense d’Alger était assurée par 1650m de remparts, 20 forts, 13 batteries intérieures et 16 batteries extérieures, reliés entre eux par les chemins de batteries. L’ensemble s’organisait en ligne le long de la côte depuis le cap Matifou à l’Est jusqu’à la baie de sidi Fredj à l’ouest.

 

Al-Djazair fut alors surnommée al-mahrũssa ou la bien gardée, pour son incroyable résistance aux attaques perpétrées contre elle par les flottes espagnoles, anglaises, françaises, hollandaises et autres venues d’Europe. Cette capacité de faire fuir l’ennemi revenait en grande partie au système de défense qu’avaient tissé les ottomans le long de la baie.

 

En période de grande Course, tous les pays autour de la méditerranée virent développer dans leur villes portuaires des systèmes de défense contre les flottes turques et autres. Ces systèmes furent étudiés à travers divers ouvrages comme pour Carthagène en Espagne, la Valette à Malte ou Toulon en France La défense ottomane de la ville d’Alger ne semble pas avoir été l’objet de projet de construction analogue à ceux de l’autre rive de la méditerranée ni de projet à priori et ne fut en période ottomane l’objet d’aucune transcription graphique. Elle ne s’illustre entre le XIV et le XIX siècle qu’à travers des iconographies et n’a été relevée pour la première fois qu’en 1830 par le génie militaire français. Ce relevé devait servir à comprendre un état des lieux afin qu’il soit réinvesti dans un but de stratégie de déploiement militaire d’une nouvelle structure défensive. Cette opération eut pour conséquence la destruction la transformation ou le maintien des éléments défensifs ottomans de la baie d’Alger et la disqualification des lieux (fonctionnelle et symbolique).

 

Comment la ville d’Alger se défendait-elle à l’instar des autres villes de la méditerranée occidentale ? la littérature du 19 siècle reste mitigée quant à la capacité de la ville à se défendre, ramenant ses victoires à des vicissitudes du climat empêchant les victoires européennes ou à la Marine et aux troupes terrestres. Quel fut l’apport de la structure défensive dans la protection de la ville ? En quoi l’architecture militaire algéroise fut elle d’un secours pour Alger afin de repousser les flottes ennemies. ?

 

les études antérieures. Seule la question de l’armement ou de la marine (les corsaires) furent traités par historiens (Moulay Belhamissi, Federico Cresti) et archéologues (Ali Khelassi.). Seule l’architecture des édifices religieux, des Hammams, des habitations intra ou extra muros, des fontaines est sujet d’études antérieures et actuelles approfondies. Dans les études déjà consultées les fortifications du territoire d’Alger sont abordées comme un point d’appui à une défense basée sur un arsenal de canons et de flotte guerrière. L’aspect constructif, la typologie et l’architecture militaire ne sont que très peu ébauchés. Du point de vue architectural, l’approche typologique des forts de l’Algérie ottomane ne fut que rarement abordée dans les études antérieures A quelle architecture font-ils référence ? La carence de travaux sur les fortifications d’Alger est presque totale aussi bien en période médiévale qu’en période moderne. Aucun document fiable et précis restituant fidèlement tous les éléments qui composent le système de fortification ottoman de la baie d’Alger n’existe. Reconstituer et retrouver l’architecture, la typologie le système constructif de chacun d’entre eux .

Opération de recherche effectuée dans le cadre d'une thèse.

Mots-clefs

Alger – régence ottomane - architecture militaire - baie Fortifications – défense – fort – citadelle