UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Les couvents carmélitains en Provence. Etudes archéologiques et historiques sur l’architecture d’un grand ordre mendiant du XIIIème siècle à la déconstruction postrévolutionnaire

L'ordre des Carmes est fondé à la fin du XIIème siècle en Terre Sainte, lorsqu’un petit groupe de religieux s’installe dans les grottes du Mont Carmel pour suivre une mode de vie érémitique sur les traces du prophète Elie. Suite à la chute du comté de Tripoli et du Royaume Latin de Terre Sainte, les frères sont forcés de quitter leurs structures d’origine et s’établissent, entre autres, sur le territoire provençal qui accueille l’une des toutes premières fondations occidentales : l’ermitage des Aygalades, à Marseille (13). Le site constitue un jalon incontournable de l’architecture carmélitaine dans la mesure où il incarne la transition entre deux continents et deux modes constructifs, entre des structures troglodytiques et des structures plus « standardisées », proches des constructions mendiantes (dominicaines, franciscaines, augustiniennes) et monastiques antérieures (bénédictines, cisterciennes, chalaisiennes, etc.).


Par une étude interdisciplinaire combinant dépouillement des sources archivistiques, relevés bâti (pierre à pierre, photogrammétrie, scans 3D) et modélisation 3D, l’objectif est de retracer l'évolution de cette architecture en Provence du XIIIème siècle (arrivée des Carmes) jusqu'à la révolution française et au démantèlement des édifices (vente des biens nationaux). Cinq monographies de référence, par leur éclectisme, permettront de rendre compte de la variété et de l’évolution de l’architecture de l’Ordre sur le temps long : le site des Aygalades (13), le couvent de Ménerbes (84), le second couvent d’Aix-en-Provence (13), le couvent d’Avignon (84), et le second couvent d’Apt (84).

 

Cette thèse aborde des thèmes majeurs tels que l’influence des origines orientales des frères sur leurs conceptions architecturales, leur « acculturation » et leurs rapports sociaux en Occident, les relations avec l’architecture locale (rupestre et religieuse), mais aussi la déconstruction et le morcellement des édifices carmélitains aux époques moderne et contemporaine. L’Ordre des Carmes a régulièrement été délaissé par les études réalisées sur les mendiants. C’est donc un volet largement inexploré de l’histoire religieuse du Bas Moyen Age et des Temps Modernes que ce travail tend à développer.

 

Opération de recherche effectuée dans le cadre d'une thèse.

Mots-clefs

Carmes, Mendiants, Archéologie du bâti, Architecture, Provence, Proche-Orient, époque médiévale, époque Moderne.