UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Riva Ligure, Capo Don (Province d’Imperia, Ligurie occidentale)

Le site de Capo Don a Riva Ligure (Province d’Imperia), connu depuis le XIXe siècle, et objet de plusieurs campagnes de fouilles et de prospections tout au long du XXe siècle, constitue en Ligurie occidentale, si l’on exclut les espaces urbains d’Albenga et Ventimiglia (les Albintimilium et Albingaunum de la fin de l’antiquité), l’agglomération qui a livré la continuité d’occupation la plus intense et la mieux documentée, du début de notre ère à l’époque moderne. Il se situe à l’embouchure du torrent Tabia ; sont actuellement visibles (en partie détruits définitivement dans leur tiers méridional par la réalisation de la via Aurelia au XIXe siècle) les vestiges d’un complexe paléochrétien rural, datable de la première moitié du VIe siècle dans son état primitif. Il succéda à un établissement d’époque romaine (peut-être une villa, dont plusieurs éléments ont été exhumés par le passé) qui semble correspondre à la statio de Costa Balenae, un toponyme de la Table de Peutinger, situé à l’est d’Albintimilium, qui reste à identifier avec certitude. Le complexe paléochrétien se compose d’une basilique à trois nefs, avec un avant corps tripartite. La salle centrale de cet avant corps en fut le baptistère ; en son centre se conserve une cuve octogonale entourée de niches (reproduction exacte des formes de celle du baptistère épiscopal d’Albingaunum).

 

La fonction funéraire du complexe est précoce et plusieurs sépultures (qui restent à fouiller) ont été pratiquées dans la nef septentrionale (qui fut isolée de la nef centrale par un mur), dans les espaces de l’avant corps et autour du monument.

 

D’éventuelles annexes restent à identifier, alors que les sondages récents à l’ouest et su sud ouest de la basilique ont permis de restituer les restes d’une voie qui reliait le complexe à la basse vallée du torrent Tabia et au mouillage présumé de son embouchure, ainsi que vers l’intérieur de la Valle Argentina, en direction du site perché de la fin de l’antiquité de Campomarzio (sur la commune actuelle de Taggia), dont l’étude fait partie du projet d’analyse territoriale en cours. Sur ce site, une première campagne a été menée en 2008, auotur et projet commun en cours d’élaboration (en attente de financements) avec la prévision du renouvellement d’un accord entre la Surintendance archéologique de la Ligurie, l’Université de Gênes et le LA3M.

 

De nouvelles campagnes ont été entreprises à Riva Ligure de 2009 à 2011, dans le cadre d’une collaboration avec le LA3M associé à une convention signée entre la Surintendance archéologique de Ligurie, le Pontificio Istituto di Archeologia Cristiana et la Commune de Riva Ligure (dans la suite idéale de campagnes de terrain et d’études menées dans les années 80 par Ph. Pergola et publiées alors). Cette recherche en cours se déroule également en liaison avec les travaux menés à Albenga, dont Riva Ligure fut la limite occidentale du diocèse jusqu’à la fin du moyen âge).

 

Alessandro Garrisi a jusqu’ici assuré dans le cadre de la convention la responsabilité du chantier, sous la responsabilité scientifique de Philippe Pergola et la direction de Luigi Gambaro pour la Surintendance archéologique de la Ligurie.

Philippe Pergola - Alessandro Garrisi
Mots-clefs

Riva Ligure, Cap Don, antiquité tardive, époque médiévale