UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
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Les « roques » castrales (VIe-XIIe siècles): architecture, fonctions et économie des sites semi-rupestres

De la Catalogne à la Provence, le lexique utilisé comme équivalence de « castrum » avant l’an Mil dans les sources écrites (roca, mons, pina, quer/car et rupe), sous-entend le fait que ces habitats prirent corps avec les éminences rocheuses sur lesquelles ils furent, en quelque sorte, enracinés. Cet emploi du vocabulaire orographique pour désigner les castra est loin d’être anodin. Il suggère l’existence d’une architecture semi-rupestre constituant l’ossature et l’assise de sites castraux dès le haut Moyen Âge, mais aussi le fait que la « roque » devient alors le symbole d’un pouvoir ancré, pour ne pas dire « enroché », dans le paysage médiéval.

 

Ces deux aspects (architectural et symbolique) de l’utilisation de la roche en contexte castral sont en partie liés. Ils orientent l’étude dans deux directions auxquelles la fouille et l’analyse des textes doivent tenter de répondre.

Il s’agit d’une part de cerner la chronologie et les formes de l’architecture profane semi-rupestre durant les Ve-XIIe siècles, moment où le terme roca et ses dérivés font leur apparition.

Un second volet s’attache à discerner l’impact social et économique du « primo incastellamento », par l’analyse socio-économique des données recueillies, en équipe pluridisciplinaire et dans le cadre de trois fouilles de sites castraux en cours dans les Pyrénées-Orientales et en Provence.

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Ultréra-Pic Saint-Michel, Argelès-sur-Mer Verdelet 1 – Lamanon Querroig–Banyuls / Cerbère-Portbou
Mots-clefs

Architecture, époque médiévale