UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
Vous êtes ici : > Productions > Publications > Forts of the Deccan : 1200-1800

Forts of the Deccan : 1200-1800

Proceedings of the Aix-en-Provence International Symposium, June 21, 2014

Aryan Books International, 2020 - 230 pages, ISBN 978-81-7305-616-1,
Ed. Nicolas Faucherre et Nicolas Morelle.

 

Date de parution : 2020

 

La période médiévale de l'histoire du Deccan offre un éventail inégalé de sujets de recherche pour les historiens, les archéologues et les historiens de l'architecture qui s'intéressent aux fortifications, comme ceux qui ont contribué à ce volume. La région du Deccan conserve un grand nombre de sites fortifiés relativement bien préservés, certains familiers et maintenant assez bien documentés, comme les grands centres dynastiques de Warangal, Hampi-Vijayanagara, Bidar et Golconda, d'autres qui n'ont été que récemment identifiés et étudiés, comme les avant-postes militaires de Sagar, Naldurg, Torgal et Chitradurga. Ces sites ne représentent qu'une petite fraction de ceux qui peuvent être étudiés dans le Deccan, et l'on ne peut qu'espérer que la présente publication stimulera d'autres explorations de ce type.


Entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, le Deccan était essentiellement divisé entre des entités politiques indépendantes, se faisant concurrence pour les terres bien arrosées, les minéraux et les diamants précieux, et le contrôle des routes menant aux lucratifs ports de la mer d'Oman et du golfe du Bengale. En outre, il y avait des intrus venus du nord de l'Inde, des Khaljis et Tughluqs aux Moghols, attirés par les vastes richesses de la région. Il n'est donc pas surprenant que les dirigeants du Deccan aient toujours dû se préoccuper de la sécurité de leurs capitales dynastiques et de leurs avant-postes militaires. Comme le Deccan était l'une des "frontières" de la sphère politique, religieuse et culturelle musulmane en Asie du Sud à cette époque, les conflits avec le monde indigène "hindou" et sa population majoritaire étaient inévitables. Mais il y a eu aussi des interactions plus positives et des accommodements fructueux, influençant l'évolution des techniques de guerre locales et des systèmes de sécurité architecturaux. Si certains chercheurs se sont souciés de distinguer les citadelles urbaines "islamiques" des citadelles "hindoues", les constructions de murs et les typologies de portes, c'est finalement le mélange de ces divers systèmes défensifs qui rend l'étude des sites fortifiés du Deccan si enrichissante, comme le montrent les discussions rassemblées ici.

 

Pour commander l'ouvrage sur le site de l'éditeur