UMR 7298 • UNIVERSITÉ D'AIX-MARSEILLE • CNRS
LABORATOIRE D'ARCHÉOLOGIE MÉDIÉVALE ET MODERNE EN MÉDITERRANÉE
Vous êtes ici : > Acteurs > Hommage Maurice Picon
  • 5eme Colloque sur la Céramique Médiévale, 11-17 novembre 1991, INSAP Rabat - Maurice Picon et Gabrielle d’Archimbaud, entourés de Rahma El Hraîki, Elarbi Erbati, Eliane Meille, Michèle Vichy,  Henri Amouric, Lucy Vallauri, Jacques Thiriot.
  • 1991, Sainte Barbe, Marseille - Maurice Picon et Lucy Vallauri. ©LA3M.
  • 5eme Colloque sur la Céramique Médiévale, 11-17 novembre 1991, INSAP Rabat - Maurice Picon et Gabrielle d’Archimbaud, entourés de Rahma El Hraîki, Elarbi Erbati, Eliane Meille, Michèle Vichy,  Henri Amouric, Lucy Vallauri, Jacques Thiriot.
  • Exposition Le vert et le brun, 1986, Marseille - Maurice Picon et Gabrielle d’Archimbaud, Jacques Thiriot.

Disparition de Maurice Picon

un grand scientifique et un ami fidèle

 

 

L'Association Internationale pour l’Etude de la Céramique Médiévale en Méditerranée, devenue AIECM3, et le LA3M ont la tristesse de vous annoncer le décès de Maurice Picon survenu dimanche 16 novembre à Lyon.

Dès la création officielle de l'Association en 1992, il a fait partie du comité international et était devenu conseiller scientifique de l'AIECM2 depuis 1996.

 

A partir des années 70, Maurice Picon, alors directeur du Laboratoire de Céramologie de Lyon (URA 3 du Centre de Recherches Archéologiques), a été associé aux recherches céramologiques du Laboratoire d'Archéologie Médiévale Méditerranéenne d'Aix-en-Provence, (URA 6 du Centre de Recherches Archéologiques), fondé par Gabrielle Démians d'Archimbaud pour ses travaux pionniers sur le castrum de Rougiers (Var). 

Comme le soulignait déjà Michel de Bouärd, lors de l’allocution d’ouverture du premier colloque  sur la Céramique Médiévale en Méditerranée, organisé conjointement par Gabrielle d’Archimbaud et Maurice Picon, à Valbonne en 1978,  leur coopération étroite et interdisciplinaire fut tout à fait exemplaire. Et il ajoutait « Bien entendu, collaboration n’est pas confusion. Les sciences physiques, chimiques et autres, lorsqu’elles s’intéressent aux problèmes archéologiques, n’en conservent pas moins leur spécificité et réciproquement d’ailleurs. Mais on peut souhaiter que chacun des partenaires, l’archéologue et le scientifique, soit capables de comprendre, au moins sommairement, les méthodes et le langage de l’autre ».  C’est en fait dans ce dialogue permanent, instauré entre archéométrie et archéologie historique qu’ont pu émerger de nombreuses recherches donnant lieu à plusieurs publications collectives sur les productions de céramiques locales ou importées de Méditerranée, les enquêtes ethnoarchéologiques, les recherches d’ateliers, l’analyse des structures de cuisson, pour une période entre Antiquité tardive, Moyen Âge et époque moderne encore mal documentée.

 

L’ouverture d’esprit de ce scientifique, dont le nom et l’œuvre font autorité, se doublait d’une grande humanité, tissant des liens amicaux indéfectibles avec nombre de chercheurs de l’association et du Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée.

Sa vision fondamentale de la céramique fut essentielle pour la connaissance de l’histoire des sociétés techniques et artisanales et a guidé et guidera encore de nombreuses générations d'archéologues de toutes périodes et de nombreux pays.

 

Henri Amouric, directeur du LA3M
Jacques Thiriot, secrétaire de l’AIECM3
Lucy Vallauri, chercheur associé au LA3M